La psychanalyse peut-elle faire promesse quant à la politique ? Qu'en est-il aujourd'hui du Discours Analytique, de sa dimension fondamentalement subversive?
Dans « L'introduction à l'édition allemande d'un premier volume des Écrits » (Autres écrits, p. 558), dont j'extrais ce titre, Lacan a défini le transfert comme « l'amour qui s'adresse au savoir ». Ce phénomène est inhérent à la structure du langage, il n'est pas une prérogative du champ analytique. Ce que le discours psychanalytique instaure, c'est la possibilité d'y répondre autrement. Ni dieu ni maître, ni anarchiste pour autant.
La femme n'existe pas, nous le savons depuis Lacan. En quoi elle n'est pas sans rapport avec Dieu et a donc une fonction, et non des moindres. En particulier, elle ne facilite pas la tâche du maître. En d'autres termes nous prévoyons une promenade lacanienne entre les quatre discours et les formules de la sexuation.
Ce n'était pas lui... Ce n'était pas elle... Mais que s'est-il passé ? C'est ce que nous déplierons au départ des concepts d'identification, d'idéalisation, d'énamoration,...
En quels dieux et quels maîtres le sujet analysant croit-il, à son insu ? Quel est le devenir possible de ces représentations, au fil de la cure analytique ?
... sur le chemin que m'a tracé la Providence. », disait Adolf Hitler. Le nazisme est une des énigmes du XXe siècle : comment des millions de gens ont-ils pu consentir à ce qui s'avère être un délire et y adhérer jusqu'à créer Auschwitz ? Avant d'apporter des éléments de réponse à cette question vertigineuse, établissons d'abord en quoi le discours hitlérien est un délire.
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